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Notre vocation

Le SOB établit un lien entre les oblatures et les monastères de France. Consultez les pages à ne pas manquer pour comprendre ce dynamisme.

Logo Sécrétariat des Oblatures Bénédictines (SOB)

Service aux oblats &
aux oblatures bénédictines

Le SOB : Le Service aux Oblatures Bénédictines est au servec de la spiritualité bénédictine qui tient dans un grand équilibre la prière, le travail et l'hospitalité. La formule latine "Ora et labora" est souvent prise comme devise dans la famille bénédictine.

La spiritualité bénédictine

La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».

Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…

 

Edito

3 juin 2026

En juin, retour au temps ordinaire ?


Juin pourrait sembler un mois ordinaire après les grandes solennités pascales. Et pourtant... voici la Fête-Dieu puis la fête du Sacré-Coeur. L'ordinaire est il si ordinaire ?



La solennité du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, également appelée Fête-Dieu, fut instituée au XIIIème siècle, sous l'impulsion de Julienne de Cornillon, sainte liégeoise et officialisée par le pape Urbain IV en 1264. Les plus anciens se souviennent des processions où l'Eucharistie était portée dans un ostensoir, avec des temps de prières collectives devant les « reposoirs ». Aujourd'hui, ces pratiques ont presque disparu. Pourtant, cette fête demeure une invitation à  approfondir le sens de l'Eucharistie et la place qu'elle occupe en chacun de nous.


La dévotion au Sacré-Coeur s'inscrit dans la tradition chrétienne et symbolise l'amour du Christ pour son humanité. Elle s'est développée au Moyen Âge et devient très populaire grace à des figures mystiques comme sainte Mechtilde de Hackeborn ou sainte Gertrude de Helfta. Au XVIIème siècle cette dévotion prend un nouvel élan avec saint Jean Eudes et les apparitions de Jésus à sainte Marguerite-Marie de Paray-le-Monial. Le culte du Sacré-Coeur se répand grâce aux jésuites en particulier le père Claude La Colombière. En 1856, le pape Pie IX étend cette fête à toute l'Eglise catholique.


Rappelons enfin que le pape François lui a consacré sa dernière encyclique, Dilexit nos (2024).


Dieu est présent autrement dans ces solennités.


L'ordinaire chrétien n'est jamais vide. Il est ce le lieu où Dieu continue de venir, le temps où la foi grandit. Il devient l'occasion d'apprendre à reconnaître le Christ et à vivre de sa présence, jusque dans ce qui nous semble banal. 


La Règle de saint Benoît ne propose pas des expériences extraordinaires, mais un chemin patient, fidèle et humble :« Ecoute, mon fils ». Il s'agit d'apprendre à écouter Dieu dans notre quotidien.


Á la Fête-Dieu, Dieu se donne sous les apparences ordinaires du pain et du vin. L'Eucharistie n'est pas à côté de nos vies : elle les transforme peu à peu. L'amour est présent au cœur de nos vies comme le rappelle la Règle bénédictine : « Ne rien préférer à l'amour du Christ » (RB 4, 21).


La fête du Sacré-Coeur évoque un cœur doux et humble. Elle nous renvoie à un autre pilier de la Règle : le chemin de l'humilité (RB7). L'humilité n'est pas écrasement, mais une configuration au cœur du Christ.


Après les grandes solennités s'ouvre ainsi l'école de la fidélité, où nous apprenons à sanctifier le temps ordinaire. Sachons, nous oblats, vivre à travers la prière régulière, le travail, la méditation de la Règle, la spiritualité bénédictine dans le quotidien ordinaire de nos vies. En ce mois de juin, apprenons à reconnaître le Christ dans l'ordinaire de nos vies. Le vert liturgique nous le rappelle : l'Esperance mûrit lentement. Mais le Seigneur ne cesse d'être présent, au cœur du monde et en nos cœurs.


Sachons être des porteurs joyeux de cette Espérance !


Martine Destrez

Oblate de Maumont

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La fréquentation d’un monastère, l’intérêt pour la vie bénédictine, un appel intérieur peuvent développer le désir d’intensifier ses liens avec une communauté monastique et étayer sa vie chrétienne en appliquant dans le « monde » l’esprit de la Règle de saint Benoît.

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