
Service aux oblats &
aux oblatures bénédictines
Le SOB : Le Service aux Oblatures Bénédictines est au servec de la spiritualité bénédictine qui tient dans un grand équilibre la prière, le travail et l'hospitalité. La formule latine "Ora et labora" est souvent prise comme devise dans la famille bénédictine.
La spiritualité bénédictine
La spiritualité bénédictine connaît un regain d’intérêt depuis quelques décennies, notamment chez les économistes, les sociologues, les dirigeants d’entreprises. On en souligne une originalité majeure : c’est la convergence entre vie intérieure et activité productive, souvent résumée par la formule latine « Ora et labora ».
Paradoxalement, les Oblatures bénédictines restent peu connues, restant traditionnellement dans l’ombre des monastères et dans la discrétion chère à Saint Benoît. Ce site dans sa nouvelle version, qui continue d’évoluer, se veut à la fois un espace de retrouvailles entre oblats, et un lieu d’accueil pour toute personne qui passe par là, et s’arrête en voyant un peu de lumière…
Edito
1 novembre 2026
Novembre s’ouvre avec la fête de la Toussaint ; qu’on a trop tendance à confondre avec la « fête des Morts » ou, plus exactement, le « Jour de prière pour les défunts », célébré le lendemain, le 2 novembre. Mais, si ces deux jours de fête sont désormais indissociablement liés, les confondre est une erreur.
Le 2 novembre est, pour tous les Chrétiens, l’occasion de souvenir de ceux qu’ils ontconnus et qui nous ont quittés. Même si, pour nous autres Croyants, les défunts sont en attente de la Résurrection et de la vie éternelle, comme nous le récitons dans le Credo, les évoquer ne peut se faire que dans la gravité.

La Toussaint, par contre, est, devrait être, une fête, certes sans exubérance, mais plutôt joyeuse ; lumineuse, en tout cas. A l’origine, elle était du reste fêtée au printemps, le dimanche qui suit la Pentecôte ; chez les Orthodoxes, c’est d’ailleurs encore le cas. C’est le souci de christianiser les fêtes païennes de communication avec les morts (et dont Halloween n’est qu’une résurgence mercantile) qui a amené le pape Grégoire IV, au IX° siècle à la placer au cœur de l’automne ; la Tradition, par la suite, institua un jour des défunts et l’associa à la Toussaint.
Mais la raison d’être de la Toussaint est de manifester que la sainteté est imitable, accessible. D’honorer « tous les saints », c’est-à-dire, non seulement ceux, déjà nombreux, qui ont été reconnus comme tels par l’Église et à qui on peut rendre, publiquement, un culte. Mais aussi tous ceux, innombrables, qui se sont endormis dans l’espérance et que le Seigneur, constatant la miséricorde, la charité et l’ouverture à la grâce divine qu’ils ont manifestées pendant leur vie terrestre, a déjà admis dans Sa béatitude.
Contrairement à une idée trop largement reçue, un saint n’est pas un superman ni une wonderwoman qui aurait, accomplissant des prodiges de volonté ou d’intelligence, atteint la perfection morale (qu’il faudrait d’ailleurs commencer par définir) et ne l’aurait plus jamais quittée. Non, la sainteté n’a rien de spectaculaire. Avec Thomas d’Aquin, distinguons la « sainteté objective », conféré à tous ceux qui ont reçu le baptême. Et la « sainteté subjective » que chacun d’entre nous doit cultiver pendant notre pèlerinage terrestre. Comment ? Il n’y a pas de méthode toute faite, ce serait trop facile. La sainteté est à la fois unique (elle ne peut avoir d’autre source que Dieu) et spécifique : à nous de laisser agir la grâce de Dieu dans nos vies, si diverses.
Des milliers, voire des centaines de milliers, voire des millions (comment en calculer le nombre, même approximativement ?) d’hommes et de femmes, certains très connus, d’autres ayant passé toute leur vie dans l’obscurité, ont d’ores et déjà été reconnus comme « saints » par le Seigneur lui-même, sans que nous le sachions ; sans, en tout cas, que l’Église ait pu « sanctionner » cette décision.
Que la Toussaint soit pour nous l’occasion de penser à quelqu’un, qu’il s’agisse d’un personnage historique ou de quelqu’un que nous avons personnellement connu. Puis, en méditant son existence, distinguer en quoi il ou elle a, au moins dans notre opinion, mérité d’être considéré comme saint. Et enfin, demander humblement son intercession pour nous aider dans notre pèlerinage terrestre, nous assister dans notre mission.
Bernard HAUTECLOQUE, oblat de Limon















